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ARGENT · REMBOURSEMENT DE DETTES

Avalanche ou boule de neige : la moins chère n’est pas celle qui tient

Deux méthodes, 38 $ d’écart sur deux ans. La plus rationnelle perd souvent contre celle qui donne une victoire rapide. Voici les deux calculs, côte à côte.

Par la rédaction de Yoseri News · · 5 min de lecture

Tu as plusieurs dettes et 200 $ de plus par mois à leur consacrer. Deux écoles s’affrontent depuis toujours : attaquer le taux le plus élevé (l’avalanche) ou le plus petit solde (la boule de neige). L’une coûte moins cher. L’autre est plus souvent menée à terme.

Le cas chiffré

Quatre dettes, un profil ordinaire : une carte à 19,99 % (1 240 $), un prêt auto à 6,90 % (8 400 $), un prêt étudiant à 5,45 % (6 200 $) et une hypothèque à 2,49 %. Mensualités actuelles : 1 342 $. Ajout : 200 $ par mois.

MéthodeDuréeIntérêtsÉcart
Avalanche26 mois1 148 $−1 217 $
Boule de neige26 mois1 186 $−1 179 $
Minimum seulement116 mois2 365 $

Premier constat : les deux méthodes écrasent le minimum. Face à 116 mois et 2 365 $ d’intérêts, débattre de l’écart de 38 $ entre avalanche et boule de neige est un luxe. Le vrai choix n’est pas entre les deux méthodes — il est entre une méthode et aucune.

Pourquoi l’avalanche coûte moins cher

Parce qu’un taux, c’est un loyer que tu paies sur de l’argent qui n’est pas à toi. Rembourser en priorité le taux le plus élevé, c’est arrêter la fuite la plus rapide. Ici, la carte à 19,99 % pèse 0,5 % de la dette totale mais 3,9 % des intérêts payés. Elle coûte près de huit fois son poids.

Ce rapport-là — part des intérêts divisée par part de la dette — est le seul indicateur qui dise dans quel ordre attaquer. Un rapport supérieur à 1 signifie que la ligne coûte plus cher que sa taille.

Pourquoi la boule de neige tient mieux

La boule de neige attaque le plus petit solde. Ici, la carte est à la fois le plus petit solde et le pire taux : les deux méthodes la font disparaître en six mois. Quand les deux ne coïncident pas, la victoire rapide coûte quelques dollars de plus — 38 $ ici — et c’est souvent ce qui fait tenir un plan de deux ans.

Ce n’est pas un argument financier. C’est un argument de constance, et la constance est la variable qui explique le mieux qui finit par sortir de ses dettes.

Le réflexe. Choisis la méthode que tu vas tenir, pas celle qui gagne sur un tableur. Puis note la date de solde de chaque ligne : c’est la date, pas le montant, qui rend un plan supportable.

La question que personne ne pose

D’où viennent tes 200 $ supplémentaires ? Si c’est de ta poche « placements », tu arbitres entre un rendement garanti égal au taux de la dette et un rendement espéré sur les marchés. Rembourser une dette à 6,90 % te rapporte 6,90 % garanti, net d’impôt. Un portefeuille peut faire mieux — sans aucune garantie.

Ce n’est pas un choix évident, et il t’appartient. Ce qu’on peut dire sans se tromper : sur une carte à 19,99 %, aucun portefeuille raisonnable ne bat le remboursement.

Et pour toi, ça veut dire quoi ?

Sors tes dettes de leurs applications respectives et mets-les sur une même ligne, avec leur taux. Calcule pour chacune la part des intérêts qu’elle représente. Puis choisis un ordre et une date de fin.

C’est exactement ce que fait la page Dettes de Yoseri : les trois méthodes chiffrées sur tes vraies dettes, l’ordre d’attaque daté, et le rapport part-de-dette contre part-d’intérêts. Elle ne choisit pas pour toi.

Yoseri News est un média éducatif. Rien dans cet article ne constitue un conseil en investissement, une recommandation d’achat ou de vente, ni un avis fiscal. Yoseri n’est inscrit comme conseiller ni comme courtier auprès d’aucune autorité de marché.

Les articles expliquent. L’app calcule sur tes chiffres.

Ce que tu lis ici avec des exemples, Yoseri le fait avec tes vraies opérations — en lecture seule, sans rien inventer.

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